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Stéréotype, quand tu nous tiens ...


Les inégalités commencent dès le berceau
Les inégalités commencent dès le berceau
Stéréotypes, perceptions biaisées, rôle traditionnels, ces thèmes nous poursuivent jusque dans nos négociations salariales.

Et c’est justement sur ces thèmes que revient Brigitte Laloupe, coach et auteur de «Pourquoi les femmes gagnent-elle moins que les hommes? », dans une récente interview réalisée par l’Express et intitulée :  « Une femme qui demande une augmentation se fait mal voir ».

Que nous dit-elle ?

1. Que les premières inégalités apparaissent dès le berceau : « On attend d’une petite fille qu’elle soit douce, souriante et qu’elle prête attention aux autres. En revanche, on attend des petits garçons qu’ils soient forts, courageux, qu’ils ne pleurent pas, qu’ils soient compétiteurs et qu’ils courent vite. »


Quel est l’effet de ces schémas ?

« Ils sont contraignants pour la construction de la personnalité et si on déroge à ces stéréotypes, on est dévalorisé. Par exemple une petite fille qui n’aime pas les jolies robes, on va trouver que c’est un garçon manqué et un petit garçon qui a peur on dira que c’est une poule mouillée ».

2. Qu’il ne faut pas tomber dans le travers de dire que c’est la faute des femmes si elles sont moins bien payées que les hommes.

« Les femmes et les hommes se conforment à ce qu’on attend d’eux et des études et expériences menées montrent qu’une femme qui revendique un salaire plus élevé au moment du recrutement est moins recrutée qu’une femme qui n’en demande pas et cet effet n’apparaît pas du tout chez les hommes qui peuvent négocier sans que ce soit pénalisant pour eux. »

Donc les femmes sont piégées. Soit elles ne demandent rien, et n’obtiennent rien. Soit elles demandent plus et sont soit mal vues, soit pas recrutées.

Ecoutez Birgitte Laloupe dans cette vidéo.

Si ces comportements nous viennent de notre éducation, c’est à nous aujourd’hui, parents, de changer les choses en éduquant nos enfants différemment.

Attention aux messages que nous leur passons afin de ne pas les enfermer à nouveaux dans les mêmes carcans de pensée.
 
Et d’autre part, merci aux différentes universités, écoles et grandes écoles de mettre à jour vos programmes et d’intégrer des formations concrètes à la négociation.

Si plus de jeunes hommes et de jeunes femmes apprennent à négocier, le bénéfice sera global et s’ils apprennent à négocier ensemble, en groupe ou face à face, les recruteurs et managers qu’ils deviendront peut-être seront moins étonnés ou choqués de voir une femme monter au créneau et demander finalement ce qu’elle mérite, et sans passer pour une personne qu'elle n'est pas. 




              

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