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Ces startups qui scalent sans jamais lever de fonds : leçons d'autofinancement




Les startups qui parviennent à scaler en s’autofinançant ont un véritable atout par rapport aux autres.
Les startups qui parviennent à scaler en s’autofinançant ont un véritable atout par rapport aux autres.
Levée de fonds. Investisseurs. Dans le milieu des startups, ces mots reviennent sans cesse, comme si lever des fonds était devenu une fin en soi plutôt qu’un moyen de financement, comme si le succès des entrepreneurs se mesurait à la quantité d’argent levé, et comme si faire intervenir des investisseurs était le seul moyen de parvenir au scale.
Pourtant, des startups tirent leur épingle du jeu et parviennent à scaler en s’autofinançant. De véritables succès à analyser : quels sont leurs modèles de développement et leurs choix stratégiques ? comment assurent-elles leur succès et leur pérennité ?

  • BONNE GUEULE : PASSION, PATIENCE ET COMMUNAUTÉ
Lorsque Bonne Gueule naît en 2017, il s’agit d’un blog écrit par deux amis, Geoffroy Bruyère et Benoît Wojtenka, qui souhaitent simplement écouter leur passion pour la mode masculine, et aider les hommes à se sentir bien dans leurs vêtements. Contrairement à tout ce qui existe jusqu’alors dans le secteur, ils veulent un blog neutre, sans publicité. 
Après quatre ans de blogging, les 20000 visiteurs uniques qui dévorent les articles du blog en veulent plus, et leur demandent des guides pour bien s’habiller. Les co-fondateurs décident alors de publier un ebook payant : il est mis en vente en ligne pour 27€.
Les ventes du ebook permettent de générer rapidement près de 5 000€/mois de CA, ce qui décide les deux amis à sortir un MOOC en 2012 au tarif de 200€. Là encore, le succès est là : le MOOC leur rapporte près de 80 000€/an.
Autre avantage clef : un taux de transformation énorme grâce à une communauté fidèle et en confiance. 
En effet, si les taux de transformation moyens des startups se situent aux alentours de 2%, celui de Bonne Gueule a pu décoller grâce à une communauté fidèle. Geoffroy Bruyère explique que la startup « avait à l’époque une toute petite audience, peut-être moins de 20 000 visiteurs uniques par mois. On s’est rendu compte que notre communauté était très attachée à Bonne Gueule et nous faisait vraiment confiance !» 
Finalement, aux antipodes du growth hacking et des tunnels d’acquisition, les maîtres mots de Bonne Gueule sont patience et marque forte.
Aujourd’hui Bonne Gueule  a lancé sa propre marque de vêtements, compte une équipe de 20 personnes et un CA prévisionnel 2016 de 3.2M€ sans avoir jusqu’ici levé 1€ auprès d’investisseurs.
 

  • DES BRAS EN PLUS : PERFORMANCE COMMERCIALE ET CAMPAGNES DE COMMUNICATION DÉCALÉES 
Lancée en 2011 par ses 3 co-fondateurs Massoud Ayati, Zafar Baryali et Farid Lahlou, Des bras en plus a révolutionné le déménagement avec une offre digitale innovante : le déménagement à la carte et participatif. Avec un capital de départ de 6000 euros gagné lors d'un concours organisé par le ministère de la Jeunesse et des Sports, la start-up s’est autofinancée depuis sa création, en privilégiant un développement sur fonds propres. Dès la première année , la start-up obtient une croissance de + 50 % (soit plus de 20 fois la croissance sectorielle). Le mots d’ordre des co-fondateurs ont toujours été de maîtriser les dépenses en ne dépensant que ce qu’ils gagnaient. Et les campagnes de communication décalées et peu onéreuses mises en place leur ont permis de faire le buzz et d’acquérir 30% de leurs clients par recommandation.

Aujourd’hui, Des bras en plus cumule plus de Trois millions de CA  et compte 45 employés.

  • TOUCAN TOCO : CONVAINCRE ET SATISFAIRE DÈS LE DÉBUT LES GRANDS DÉCIDEURS 
La start-up française spécialisée dans le data storytelling a été créée en 2014. En créant un logiciel de Dataviz qui permet de démocratiser l’accès à l’information dans les entreprises, la startup a dès ses débuts convaincu les entreprises du CAC 40 et grandes ETI. Le logiciel Toucan Toco leur permettent d’analyser facilement les données stratégiques et opérationnelles de leur entreprise. Cette relation privilégiée avec les clients grands comptes a permis à la startup de se développer en complet autofinancement depuis la création. Aujourd’hui Toucan Toco travaille avec 60 clients grands comptes dont Total, Sanofi, Ubisoft, Citroën, Engie sur plus d’une centaine de projets. Ils équipent 30.000 utilisateurs avec succès.

Et vous ? quel est votre modèle de financement de votre start up ?








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